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La relation complexe entre souffrance et plaisir chez l'athlète.

Dernière mise à jour : 22 août 2023


Joueuse de tennis
Gestion de la douleur chez l'athlète.

On sait grâce à des travaux menés sur l'étude du cerveau des athlètes que l'une des conditions d'accès à la performance est le plaisir, pourtant la gestion de la douleur et de la souffrance notamment lors d'efforts intenses fait partie inhérente de la vie du sportif de haut niveau.

Il est donc légitime de se demander s'il est possible de prendre du plaisir dans la souffrance?

La réponse semble être oui. Il semblerait que lorsque, l'athlète possède une grande estime de lui et en sa capacité à maitriser l'adversité, il est en mesure de mettre en place des mécanismes sous jacents qui induisent le maintien d'un certain degré de plaisir même lorsque la difficulté de l'exercice est difficile à soutenir. Cela est rendu possible, en partie grâce à des mécanismes physiologiques et la libération d'hormones telles que l'endorphine aux vertus analgésique et antifatigue à l'origine de la sensation du bien-être.


Deux autres facteurs entrent en compte dans la notion de plaisir chez l'athlète.

Le premier est le degré de motivation de celui-ci, car cela va conditionner en partie le deuxième facteur qui est le niveau d'acceptation de la charge à l'effort et son niveau de charge affective ( charge affective= différence entre sensations désagréables, douleurs et sensations agréables, plaisir, en fonction de l'intensité de l'effort).

On peut suggérer le modèle suivant. Lorsque l'effort est consenti et maitrisé par le sportif, alors celui-ci se sent performant et son degré de plaisir s'élève. Inversement, lorsque l'effort est subi et non maitrisé, la mauvaise estime de soi entraîne une mauvaise performance et un faible degré de plaisir.

La relation entre performance sportive et souffrance est parfois difficile à appréhender car les mécanisme psycho-physiologiques qui gèrent le lien étroit entre les deux variables sont relativement complexes car ils répondent à des critères liés aux disciplines sportives, de niveau d'intensité de l'effort et de personnalité de l'athlète.

David Douillet, fort de son expérience d'athlète de haut niveau multi-médaillé, s'était confié sur son rapport à la douleur. "La douleur est subjective, une habitude ou pas, une acceptation. Elle est extrêmement liée au mental. On posséderait une forme de mental qui accepte plus ou moins bien la douleur." "Je suis passé rapidement d'une pratique de plaisir à une pratique très difficile. Mais je m'aperçois que j'aime ça. J'aime la difficulté et la douleur qui valident une carrière de haut niveau."


Isabelle Meichelbeck,

préparation mentale et entrainement cognitif

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